Banksy

léopard yankee stadium
Le bandit de l’art, toujours une longueur d’avance.


On ne se sait quasiment rien du personnage, aucune photo, pas d’infos sur son vrai nom, il est anglais et aurait la quarantaine. Mais pourquoi ?
Il est l’un des artistes les plus importants du street-art, grande tendance actuelle qui démarre avec des peintres comme Allan Kaprow et ses happenings dans le milieu des années 60, ou bien Daniel Buren en France suivi par Keith Haring ou encore André.

Comme il se nourrit des lieux urbains pour créer ses œuvres, il souhaite rester anonyme afin de garder une totale liberté d’action qui se manifeste souvent par un jeu du chat et de la souris avec la police.

Ancien graffeur, il manie avec brio la technique des pochoirs souvent préparés avant ses installations éphémères mais aussi les mots sous forme de slogans ou phrases censés interpeller, perturber ou même choquer la société et les grands acteurs mondiaux.

Il faut surtout retenir de Banksy son envie profonde de faire passer des messages avec humour et lancer des polémiques sur le monde en général grâce à des dessins comme Naked man, Napalm, Pulp fiction ou le baiser des bobbies dont la force, est la mise en perspective du support toujours, inégalée.

Après quelques animations remarquées où il remplace le contenu de 500 CD de Paris Hilton par des montages photo de la it-girl avec une tête de chien ou les titres qu’il renomme « Why i am famous », il dénonce le star-système fondé sur la vacuité.

Ou encore, il s’immisce dans les plus grands musées du monde pour y déposer sans autorisations ses toiles subversives à côté de peintures classiques hautement connues.

Dernier fait d’actualité, il a parcouru tous les quartiers de New York durant le mois d’octobre 2013. L’opération intitulée « Better out than in » (Mieux vaut dehors que dedans) propose par l’intermédiaire du site internet de Banksy de suivre chaque jour une nouvelle surprise artistique sur des murs, camions, panneaux d’affichage ou des portes métalliques.

Autant vous dire que les heureux propriétaires des supports utilisés par l’artiste s’en lèchent aujourd’hui les doigts, certains les protègent même par des vitrines en plexiglas et volet roulant.


Ultime provocation, il a installé un stand près de Central Park tenu par un vieil homme, il y présente plusieurs toiles signées à 60 dollars, résultat : un échec commercial puisque 5 ou 6 ont été vendues au cours de la journée alors que leurs valeurs représentent plusieurs centaines de milliers de dollars en salle des ventes. 

Le tout filmé, histoire de mettre les pieds dans le plat dans le marché de l’art et d’affirmer que l’art peut être sans prix.
Belle initiative et on aurait adoré être à Central Park à ce moment là.