Frida Kahlo

Encore un mois pour découvrir l'art en fusion

La peintre mexicaine de renommée mondiale débarque au musée de l'Orangerie. Au total 20 œuvres importantes de la collection Dolores Olmedo et autant de son célèbre mari Diego Rivera fondateur de l'école nationaliste. Leurs œuvres sont différentes mais complémentaires, lui plutôt d'inspiration cubiste et après figurative alors que le style de Frida assez pictural sans être vraiment défini pencherait plus vers le naïf et le primitif.

Dès l'age de 8 ans, elle est atteinte de poliomyélite. A 18 ans, renversée par un bus et, très grièvement blessée, elle restera plusieurs mois à l'hôpital ,un long calvaire de souffrances. C'est à cette époque qu'elle commence à peindre ses auto-portraits (l'ancêtre du selfie) qui représentent les deux tiers de son œuvre et expriment souvent ses douleurs et ses angoisses.

En 1928,après la révolution mexicaine, elle fait la connaissance de Diego, de 20 ans son aîné, engagé et très connu pour ses fresques historiques, mais aussi ses portraits, ses scènes de campagnes, les fleurs et l'histoire du peuple mexicain.

Tous deux passionnés de politique ,ils ont en commun l'amour du Mexique et la peinture;mais ce sont des amants terribles, une vie très chaotique, mêlée de tromperies et de querelles .


Ils divorcent et se remarient, ils sont inséparables, passionnés.
 
Frida peindra sa vie, ses passions, ses angoisses, dans ses auto-portaits sur lesquels on retrouve bien souvent son corps douloureux attaché dans un corset qui la fait tant souffrir.
Sa peinture sera son moyen d'évasion, et une façon d'affirmer sa nationalité mexicaine au travers ses tenues colorées aztèques qui ont inspiré beaucoup de créateurs.

On retiendra dans ses tableaux son langage orienté vers un féminisme revendiqué mais aussi son coté masculin avec son mono sourcil et son duvet. A l'inverse de son mari, grand voyageur et observateur du monde, elle peindra des toiles très intimistes de petits formats basées sur une introspection importante nourrie par les religions, l’histoire pré-colombienne, l’hybridité et la métamorphose.

Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris